Je viens de voir qu’un Transformers IV était prévu pour 2014. J’ai ri. Puis pleuré. Puis j’me suis dit que c’était l’occasion de faire un ciné-cuite. Mais en attendant ce jour béni où je me ferai shooter sur shooter devant chaque incohérence et cliché, voici un petit récapitulatif des sorties cinémas qui vont nous faire foutrement plaisir. Et autant dire que c’est prometteur !

Avertissement : cette liste est bien sûr exhaustive et basée sur des avis et références personnelles. Ce qui ne l’empêche pas d’être meilleur que la vôtre.

The monuments men

monument-men

Toi ce soir, tu passes à la casserole.

Genre : Film Historique

Le speech : 1943, la Deuxième Guerre mondiale bat son plein et les méchants casques à pointes détruisent les œuvres artistiques des pays conquis. Plutôt que de foutre une branlée aux gentils américains. Dieu seul sait pourquoi. Le général Eisenhower donne pour mission à George Clooney de monter une équipe de conservateurs pour les sauver. On sent le sérieux de l’opération.

L’intérêt : Ce ne sera certainement pas le meilleur film de 2014 et pourtant… Regardez-moi ce casting ! Clooney, Cate Blanchett (Galadriel pour les intimes), Matt Damon, Dujardin… Que du petit peuple en comparaison à Bill Murray. Bill PUTAIN de Murray. Ce mec est en lui-même une raison d’aller voir ce film. Si vous n’avez aucune idée de qui je parle, honte sur vous. Bon, Clooney, quand on connaît le perfectionnisme qu’il attache à ses films, on sait que le résultat ne sera pas dégueulasse. L’histoire elle-même semble assez bien ficelée, mettant en perspective un point de l’histoire assez peu connu. Bref, un bon divertissement, peut-être même un bon film.

Les risques de déceptions : Le sujet de la guerre et de ces hommes qui n’ont strictement rien à y foutre peut être difficile à accorder. D’une part il y a les comics reliefs (ressorts comiques ndlr) que nous présente la bande-annonce, le thème du film se doit d’être assez sérieux pour nous faire croire au drame passé et faire comprendre les enjeux liés à la sauvegarde des œuvres d’arts.

Rendez-vous le : 12 mars 2014

La bande-annonce : 

Sim City 2 J’ai tué pour elle

Sin-City1

Bouge pas belle-maman. J’arrive.

Genre : Policier

Le speech : Le scénario revient sur le passé de Dwight (Josh Brolin) et de sa vengeance sur la femme de sa vie (Eva Green), tandis que Nancy Callahan (Jessica Alba) doit faire face au suicide de l’inspecteur Hartigan (Bruce Willis), mort pour elle. Se retrouveront dans ces histoires les chemins croisés de Marv l’invulnérable sociopathe, Miho la prostitué au sabre, et beaucoup d’autres joyeux drilles. Même Freud n’oserais pas les interroger sur leur enfance pour savoir ce qui a pu déconner. Mais il faut bien l’admettre, leurs créateur, Frank Miller a du talent pour les personnages hauts en couleurs.

L’intérêt : Si par miracle vous n’avez pas vu le premier, filez le choper au plus vite, et profitez du moment. Car quand Rodriguez passe derrière une caméra, on assiste toujours à un travail bien soigné, avec un casting de gueules non conformistes et jouissifs. C’est lui qui a découvert Danny Trejo pour rappel, et il faut en avoir pour engager un ex-tolard avec cette trogne.

1099

Cours cabron, cours.

Rajoutons à un réalisateur talentueux (Machete, Planète Terreur, Une nuit en enfer… Pas besoin de dessin, ce mec est un as) un scénariste de la trempe de Frank Miller, et on peut être certains de tomber sur un petit bijoux pour cinéphiles. Sans même avoir à parler du mélange des genres qui promet un film avec une esthétique sombre inspiré des romans graphiques de Miller. Sans parler d’un casting assez monstrueux : Josh Brolin, Bruce Willis, Eva Green, Joseph Gordon-Levitt, Jessica Alba et Mickey Rourke qui reviendra interpréter le si poétique et sensible Marv. Comment s’en sortira Rodriguez sans Tarantino à ses coté ? Surement avec brio, mais pour le savoir il faudra y aller !

Date de sortie : 22 août 2014

Les risques de déceptions : Une 3D inutile. Au pire.

Last day of summer

Labor Day film still

Un meurtrier, une veuve et un gosse paumé. Une bonne famille américaine comme on en fait plus.

Genre : Drame

Le speech : Un prisonnier en fuite (Josh Brolin, qui s’est incrusté dans tous les films cette année ) prend en otage une jeune veuve (Kate Winslet) et son fils pour les séquestrer chez eux. Mais Kate commence à ressentir des sentiments contradictoires pour ce meurtrier plus doux que son faciés de violeur ne le suppose. Durant quatre jours une relation tendu et étrange va se développer entre les différents personnages.

L’intérêt : Vous connaissez Jason Reitman ? De nom surement, mais repensez à Juno et Thank you for smoking, une fable amoureuse sur une jeune fille enceinte et un regard sur le job de lobbyiste pour l’industrie du tabac. Deux thématiques difficiles, sur lesquelles ce jeune réalisateur a pourtant réussi à dégager une histoire passionnante avec un message clair et bien foutu. Le voir partir au charbon sur une histoire d’amour impossible vaudra le détour. Surtout en prenant en compte la capacité de Kate Winslet à rendre crédible ses personnages. Une histoire qui change des amourettes ridicules à la fin prévisible, que demander de mieux ? Une chose est sûre, malgré le ton sombre et sérieux que Jason Reitman a insufflé à son film, celui-ci sera rafraîchissant.

Les risques de déceptions : Un Brolin qui semble se retenir dans son jeu d’acteur. Mais est-ce vraiment une mauvaise chose ?

Date de sortie : 30 avril 2014

La bande annonce : 

Le grand Budapest Hotel

La-bande-annonce-du-jour-The-Grand-Budapest-Hotel

Des juifs dans mon hôtel ? Quelle horreur. Donc la chambre d’Adrian Brody…

Genre : Comédie

Le speech : Gustave H. (Ralph Fiennes) est le plus célèbre concierge de Paris, sans compter qu’il se tape tout ce qui ressemble à une grabataire. Mais à force de culbuter des vieilles dames, on fini par hériter d’un tableau et d’une famille qui veut votre peau. Enfin, ça pourrait être pire, on pourrait se retrouver au milieu des tensions d’entre-deux guerres et se faire poursuivre par un Edward Norton pas content.

L’intérêt : Wes Anderson a deux talents : une direction des artistes impeccable et un souci du détail qui frôle l’obsession. Deux caractéristiques qu’il va devoir pousser plus loin qu’il ne l’a jamais fait. En effet, pour ce nouveau film, Anderson a choisi d’utiliser un cadre de 4.3 ( en carré pour les incultes). Un choix osé car peu sont ceux qui arrive à rendre une pellicule correcte avec ce cadre. Et s’il réussit son pari, le résultat en sera impressionnant. Sans compter le casting : Edward Norton, Jude Law, Adrian Brody, Willem Defoe, Mathieu Almaric, Bill Murray moustachu et surtout Ralph Fiennes qui campe un personnage caustique et intriguant. Des acteurs qui ont du talent avec un réalisateur de génie et un scénario aussi génial que le reste du projet. Voilà qui nous vend du rêve : une petite merveille de travail doté d’un humour absurde et totalement barré.

Les risques de déceptions : Le choix du cadre rend dangereux la réalisation, mais en cas de réussite, bordel il faut foncer voir ça les enfants !

Date de sortie : 26 février 2014

La bande annonce : 

Transcendance

515215.jpg-c_640_360_x-f_jpg-q_x-xxyxx

La chimio de Johnny se porte bien.

Genre : Thriller de science-fiction

Le speech : Johnny Depp viens d’inventer un ordinateur révolutionnaire doté d’une conscience et capable de réfléchir, mais de vilains terroristes anti-technologies décident que ce n’est vraiment pas bien et lui tire dessus avec des balles empoisonnées. Au cas où, c’est Johnny Depp quand même. Voyant que l’amour de sa vie va passer l’arme à gauche, sa femme (Rebecca Hall) décide de transférer son esprit dans l’ordinateur. Sauf qu’une fois transformé en machine, Jack Sparrow Johnny commence à déconner et perd peu à peu son humanité tout en contrôlant la totalité des réseaux du monde. Bref, un beau bordel qui laisse perplexe, mais qui intrigue !

L’intérêt : Johnny Depp qui ne joue pas un rôle bourré de comic relief, et qui nous délivre son jeu d’acteur via un ordinateur ? Challenge accepted ! En plus le scénario a l’air assez tordu pour réserver de bonnes surprises. La thématique inhérente au film portant sur les dangers de la technologie et les limites qu’on doit lui apporter n’est pas nouvelle, mais la façon dont elle semble traitée parait assez intéressante pour une analyse plus profonde du film.

Les risques de déceptions : Johny Depp qui ne joue pas un rôle bourré de comic relief. Certains en seront déçu.

Date de sortie : 23 avril 2014

La bande-annonce : 

Jupiter Ascending

jupiter-ascending

C’est ça des pauvres ? Ils sentaient moins mauvais à la télé.

Genre : Science-fiction

Le speech : Jupiter Jones (Mila Kunis) est une immigrée russe qui gagne sa vie en récurant des toilettes. On sent déjà le bonheur qu’a dû être l’écriture du scénario. Sauvée de justesse par Caine (Channing Tatum version oreille pointu), elle est emmené voir Boromir Ned Stark  Sean Bean qui lui apprend qu’elle va devenir le leader de l’univers. Sacrée ascension social pour une dame-pipi.

L’intérêt : Graphiquement et esthétiquement très recherché, on n’en attendait pas moins des frères Wachowski, qui après la grande fresque que représentais Cloud Atlas, se sont attaqués à un projet presque aussi ambitieux. Les acteurs sont compétents sous la direction de deux réalisateur visionnaires, on peut s’attendre à un certain niveau de talent qui promet un beau spectacle.

Les risques de déceptions : Si Sean Bean meurt encore, je me casse de la salle. Ce mec a dû être un salopard dans une vie antérieur pour prendre aussi cher.

Date de sortie : 23 juillet 2014 aux Etats-Unis

La bande annonce : 

Bien sûre, cette liste est exhaustive, nombreux sont les films prometteurs cette année : si Blade Runner 2 atteins la cheville de son prédécesseur, ce sera magique, Expandable qui part enfin sur le parti pris de la grosse déconnade, X-men Days of the futur past qui retrouve Bryan Singer, Wrong Cops avec un scénario éclaté, ça nous promet de sacrées réjouissances !