Levé de rideau sur Agent Carter, la nouvelle série des Studios Marvel qui se défoule depuis le 6 janvier sur le petit écran. Précédée de Marvel’s Agents of the Shield, celle-ci sera-t-elle aussi un semi-échec ? Eléments de réponse :

La call-girl de Captain America First Avengers est de retour pour botter des fessiers. Après avoir enfoncé ses escarpins dans le fondements des nazis et la perte de l’amour de sa vie, Peggy Carter (Hayley Atwell) s’occupe maintenant de la paperasse, jugée par ses collègues du SSR comme la nympho du super boy-scout et de Howard Stark (Dominic Cooper),  le géniteur d’Iron Man.

Mais l’Amérique d’après guerre n’a rien d’un havre de paix, Stark est accusé d’avoir vendu des armes aux ennemis du monde libre et va demander à l’agent Carter de laver son nom. Cette dernière devra jouer double-jeu face à ses coéquipiers pour percer à jour les secrets de l’ingénieur et déterminer s’il est oui ou non un sacré fils de catin. Aidée de Jarvis (James D’Arcy) , le majordome du milliardaire, elle va s’enfoncer dans les méandres d’une machination corrompant jusqu’à son propre bureau.

Les cotés Pulp et kitch de la série sont assumés à fond, faisant passer une perruque assorti d’un décolleté plongeant pour un déguisement acceptable et les explosions nucléaire pour des ballades à Central Park. Saupoudré d’une bonne dose de machisme bien lourd, on se croirait dans le cauchemar d’une femen accro au crack : 95% des rôles masculins sont des salopards, des obsédés ou des criminels. Les 5% restant sont répartis entre un handicapé et le majordome ressemblant à s’y méprendre à François Fillon sous antidépresseur.

Avec sa reconstitution historique pertinente assortie de belles performances pour les acteurs, Agent Carter fait carton plein. On finit par s’attacher aux personnages sexistes en diables une fois passé les premières mains au cul.

Pour sa part, Le duo majordome/agent Carter détonne. La formule Chapeau Melon et Bottes de Cuir des années 50 fonctionne et se permet même quelques blagues qui font mouches. Serpentant entre action, science-fiction et polar, le mélange des tons est une improbable réussite qui a déjà séduit son public. L’irrésistible Lady a su réunir 6.86 millions de téléspectateur lors de sa première diffusion.

Bien écrit et rythmé, la série poursuit son sans-faute en explorant l’univers Marvel des années d’après-guerre, peu avant la fondation d’un Shield qui semble déjà se profiler dans l’ombre de Stark. Agent Carter surpasse son grand frère Marvel’s Agents of the Shield sans même faire couler son rimmel.

Une chose est sur : L’agent fait la loi. Reste à savoir si la série s’inscrira dans la durée en gardant son public en haleine. Rendez-vous tous les mardis soirs sur la chaîne ABC ou sur vos sites de téléchargement illégaux dès le lendemain pour le savoir.