« Nous sommes Charlie » . Ces mots résonnent en boucle depuis ce matin. Un cri de ralliement, de contestation et d’indignation face à la barbarie de quelques salauds contre ceux qui ont osé des mots et des dessins allant à l’encontre de leur idéologie.

Nous ne vous laisserons pas imposer une écharpe de plomb aux journalistes français. Nous ne céderons pas devant votre propagande par l’horreur. Nous n’accepterons jamais d’être complices par le silence de vos actions barbares. Le tonnerre des Kalachnikov aura beau retentir, le crissement de la Plume l’enterrera.

Vous êtes là, quelque part, fuyant tels les rats que vous êtes, vous gaussant sur vos exploits et justifiant vos actes par des idéaux crasseux. Vous n’êtes que les idiots utiles des islamophobes de tout poil. Les idées sécuritaires des extrêmes ont de belles heures devant elles avec la vague de raideur dans le pantalon que ressentent les fascistes bleu-blanc-rouge devant vos actes.

Vous vous pavaniez, proclamant avoir tué Charlie. Vous avez échoué. Ces hommes sont devenus immortels, ils sont désormais un symbole. Vos armes ne remettront jamais en question ce qui fait vraiment de nous des êtres humains : l’humour, la raison et la liberté. En France, les journalistes choisissent l’art des mots et l’encre de leurs Plumes pour s’indigner et faire réagir le lectorat face à un Monde où rien n’est parfait mais où la liberté de la presse est un droit fondamental.

Notre droit et notre devoir de journaliste est de renseigner, d’exprimer des opinions et de s’indigner quand il est nécessaire. L’humour de Charlie Hebdo, dans ses caricatures et son auto-dérision honorait cette vocation avec talent.

Les seules répercutions en seront l’unité, la solidarité des français face à l’ignominie de vos actes. Nous n’oublierons ni les caricaturistes, ni les journalistes, et encore moins les policiers qui ont donné leurs vies. Malgré le deuil, la France restera un pays où la liberté d’expression est reine.

Je ne cautionne pas la peine de mort à laquelle nombre de citoyens appellent car elle ferait de vous des martyrs. Je ne vous souhaite que de croupir au fond d’une geôle, où vous serez peu à peu oubliés, symptômes cancéreux traités à la chimio carcérale.

Sachez juste, terroristes de mes fesses, Al-Qaïda des bas-fonds, que toute la rédaction d’Open Bar se joint à moi pour vous faire part de notre plus profond mépris.