Le 11 octobre dernier nous étions au festival Nancy Jazz Pulsations qui propose depuis plus de 40 ans une programmation riche et éclectique en plein cœur de la ville. Entre les arbres du parc de la pépinière nous avons rencontré les mecs de City Kay, un groupe de reggae des temps modernes.

On vous conseille de mettre vos écouteurs et de fermer la porte de la pièce où vous êtes confortablement installé. Non, vous n’allez pas mater un porno, vous allez tout simplement cliquer sur PLAY, ci-dessous, pour lancer la musique. Rien de mieux qu’une bande son pour cet article. Attention décollage imminent, c’est parti.

City Kay, ce sont six mecs qui se sont rencontrés à Rennes il y a quelques années. Ils travaillent dur pour « façonner leur musique comme le meilleur reggae qu’on a toujours admiré quand on était gosse, en y ajoutant une pointe de modernité » explique Pierre, le bassiste, un bob vissé sur la tête. Jay, le chanteur, nous confie que le groupe a une façon de bosser « très stakhanoviste : on se met à fond sur un morceau, on ne pense qu’à ça jusqu’à ce qu’il soit fini et qu’il nous plaise« .  Jay à pour ça part des origines égyptiennes, il a grandi à Londres et a finalement atterri en Bretagne. Et il se sert volontiers de ses racines, implantées aux quatre coins du monde, pour infuser dans son reggae un mélange hallucinant de genres et de cultures. Hip hop, soul, funk, électro, « on s’éloigne ainsi du côté communautaire que peut avoir le reggae classique, nous confie-t-il. On voulait que ce mélange de style marque notre identité en tant que groupe. Dès que tu appuies sur Play, tu peux savoir que c’est nous ».

On a voulu savoir quels artistes – non-issus de la scène reggae – inspiraient les gars de City Kay, et ce qui est certain c’est qu’ils ont un goût très sûr : David Bowie et Franck zappa pour Pierre, le bassiste ; Radiohead pour Yoann, Kendrick Lamar et Miles Davis pour Jay. Et si on écoute bien leur album, on retrouve sans grande difficulté ces influences. 

En 2015, ils sortent leur album DAYSTAR et une version Deluxe est rééditée cette année ! Sur la tracklist on vous conseille tout de suite Struck You, une balade qui vous transporte dans d’épaisses nappes électro bien dosées, un solo de guitare tout doux et la voix de Jay qui va obligatoirement faire onduler votre tête et vos épaules. En suite, on se trémousse un peu plus sur City is a Jungle où on retrouve la bonne énergie reggae des grands classiques mis à la sauce du jour.

Et si vous aviez encore un doute, on a demandé à Jay de nous expliquer pourquoi City kay va vous plaire. « T’aime pas le reggae ? Bah écoute ça, tu changeras peut-être d’avis. On fait du reggae qui se veut universel et dénué de toute école de style, alors ceux qui aiment tout simplement la musique devraient kiffer ».