S’il vous arrive de temps à autre de sortir de chez vous après la tombée de la nuit, vous les avez sans doute déjà croisés. Grands habitués des bars de Rouen et de ses alentours, les membres de Debasement ne sont jamais les derniers lorsqu’il s’agit de faire la fête. Dans un moment de sobriété, Thomas nous présente le groupe, et nous en apprend plus sur le brutal death metal.

Open Bar : Est-ce que tu pourrais présenter Debasement à nos lecteurs en quelques mots ? 

Thomas : Debasement est né d’une idée des deux frères Chevalier (Clément au chant et moi-même à la guitare) de monter un groupe de metal. Les débuts étaient un hobby et quelques compos ont vu le jour. C’est l’arrivée d’Hugo à la batterie qui a changé la donne. Le style a évolué radicalement pour arriver au brutal death sans concession. Quelques mois après, Jules a rejoint le groupe à la basse. On est toujours content de jouer ensemble et on est très fier d’avoir conservé le côté plaisir dans le groupe, tout en se perfectionnant et en arrivant à faire de très belles premières parties !

Quelles sont les différences entre le metal et le brutal death ?

Je dirais que le brutal c’est le paroxysme du metal. On cherche à pousser la violence (musicale hein !) à son maximum. Ça va vite, ça tape fort, ça gueule. On enlève pas mal de fioritures d’autres styles de metal pour garder l’efficacité seule. Pas de couplet, pas de refrain, des riffs différents tout au long des compos… La bagarre quoi !

Vous produisez donc une musique brutale, mais malgré tout engagée ?

Hum hum, ça dépend ! Comme je viens de le dire, le groupe a une part de plaisir pur, donc on a des paroles complètement débiles, qu’on a créées sous emprise de jus de raisin fermenté très tôt le matin ! Mais on aime aussi beaucoup évoquer des sujets très sérieux qui nous tiennent à cœur comme le massacre d’animaux, les abus des personnalités politiques, la société dans laquelle nous vivons… Donc plaisir d’une part + dénonciation de l’autre = Debasement !

Vous venez de Rouen, la patrie des vikings… Comment se porte la scène metal de cette ville ? Est-ce que vous sentez en faire partie ?

La scène metal est très productive à Rouen, notamment grâce à une reconnaissance du genre par les structures du coin. Des groupes gagnent en notoriété : Noein, Substans, Stabwound… nous ?! (rires), et beaucoup de concerts sont organisés à Rouen mais aussi dans les environs. 

On fait évidemment partie de la scène rouennaise, on y a beaucoup joué ces derniers temps et le public est souvent au rendez-vous pour foutre le bordel ! On en profite, encore et toujours pour remercier tous les copains qui sont toujours là pour nous soutenir.

Où en êtes-vous au niveau des concerts ? Vous êtes plus scène ou studio ?

Niveau concert, ça a beaucoup bougé avant les vacances d’été avec trois très belles reconnaissances ces derniers temps : Les Arts Bourrins (festival annuel à Rouen) qui nous ont invités pour faire partie de leur programmation (en première partie d’Otargos, Kause4Konflikt et General Lee), une première partie d’Impureza et le 106 qui nous a retenus pour assurer la première partie de Cannibal Corpse… YIHAAAAAA !

On préfère largement la scène ! Il y a le contact avec les gens, le plaisir d’être ensemble et de faire la fête, découvrir d’autres groupes pendant la soirée, faire des bisous à des dames… À l’aventureeuhh compagnooonnn ! On the road again !

Jouer en première partie de Cannibal Corpse au 106, un plaisir j’imagine ?

OH – MY – FUCKIN – GOD !

T’arrives, tu poses la Kangoo à côté du tour bus, tu croises le batteur de Cannibal qui te dit « hey you’re the guys of Debasement ! », Debasement est écrit sur la porte de la loge, juste avant le concert tu vois ta guitare posée devant l’énorme flag Cannibal Corpse… Pfoua ! Quel souvenir ! Un rêve qui devient réalité !

Est-ce dur de devenir chanteur de metal ? Est-ce que tu as des astuces ou des conseils pour travailler sa voix ?

Travailler, oui ! Le secret, c’est le ventre ! Il faut emmagasiner de l’air et pousser sur le ventre pour gagner en puissance et ne pas se faire mal aux cordes vocales. Après, il y a plusieurs types de chants, mais ça c’est une longue histoire !

Qu’est-ce que vous écoutez en général ? Est-ce que vous avez des morceaux à nous conseiller ?

On écoute vraiment de tout, du metal au classique, de la techno au rap… on aime vraiment plein de choses ! Un petit exemple d’un groupe de metal qu’on apprécie beaucoup :

Pour finir : quels sont vos projets à venir ?

Être tête d’affiche au Hellfest 2016, enregistrer de nouveaux morceaux, concerts, concerts, concerts, cons tout court et puis boire des bières certainement !

Retrouvez Debasement en concert le 17 octobre au Grafen Fest, et n’hésitez pas à les suivre sur Facebook pour plus d’informations !