Donald Trump déménage à la maison blanche. Depuis le 20 janvier, le milliardaire américain s’installe et prend ses marques à la tête des États-Unis. Ce n’est pas au goût de tout le monde, mais il faudra faire avec. Les premières réformes du blondin tombent et ça promet.

BMW 1 – Trump 0

Le nouveau président veut faire travailler les État-Unis pour les États-Unis afin que le pays soit  « great again  » . Mais, est-il au courant que certaines entreprises européennes font travailler des Américains ?

« Sigmar Gabriel n’est pas content  » annonçait le magazine Challenge en janvier dernier, et nous pouvons comprendre le ministre allemand de l’Economie. Trump aurait l’intention de taxer à 35%  les importations de véhicules produits par BMW hors des États-Unis. Ce à quoi le grand groupe allemand répondait en disant qu’il continuerait la construction d’une usine de San Luis Potosi au nord-est du Mexique.

De plus, le New York Times souligne que depuis Ronald Reagan, l’industrie automobile est devenue « globalized  » – mondialisée. Donc il faudrait dire à Monsieur Trump que 100 % des productions de BMW ne servent pas à alimenter les besoins des ricains qui se font encore avoir par ces traîtres d’Européens.

Le comble de l’ironie est souligné par le magazine Challenge qui rappelle que BMW produit et exporte depuis les État-Unis. Et notamment grâce à l’usine de Spartanburg en Caroline du Sud qui n’est autre que  « la plus grosse usine de BMW… dans le monde » avec plus de 410 000 véhicules fabriqués pour l’année 2016.

Vous l’aurez compris soit Trump est ignorant, soit il est mégalomane, sauf en ce qui concerne son ignorance.

Le climat ? Connais pas

Trump en a foutu une à la COP21 et, entre censure et climato-scepticisme, l’orange ne se met pas au vert. 

La planète surchauffe et gare à celui qui dit le contraire. La rédaction de France Culture consacrait le 28 janvier dernier un papier concernant une résistance du monde scientifique face à l’une des premières décisions de Trump. Une décision qui confirme que la censure fait la une chez ce lascar.

Dans sa course à la maison blanche, Trump affirmait que les mesures prisent lors de la COP21 allaient  « tuer l’emploi et le commerce  » des États-Unis. Ainsi, peu de temps après son investiture, la tête d’orange à imposé à l’EPA – Environmental Protection Agency – d’interdire la diffusion de nouveaux communiqués de presse, selon le Huffingtonpost, à moins d’avoir l’aval du gouvernement. Car le bougre veut mettre fin à  « l’intrusion  » de l’EPA dans « la vie des Américains  » . C’est bien connu, les organismes de protection de l’environnement pourrissent la vie de tout un chacun et veulent ruiner l’économie américaine.

En plus de cette censure, il ne vous aura pas échappé qu’à un mois de l’investiture de Trump, Barack Obama, s’était empressé d’interdire toute nouvelle exploitation d’hydrocarbure dans les océans Atlantique et Arctique. Une mesure que le nouveau président des États-Unis a immédiatement supprimée le jour même de son investiture le 20 janvier dernier. Obama aurait-il amorcé cette mesure pour mettre du plomb dans l’aile à son successeur ? Ce qui est sûr, c’est que selon un article du Monde, cette décision permettait la protection de « plus de 46 millions d’hectares, où l’on trouve encore des espèces en voie de disparition » . Ce milieu naturel se trouve ainsi menacé par  la maison blanche au grand dam de Justin Trudeau, le Premier ministre canadien, qui avait suivit Obama en décembre dernier.  

Que faut-il tirer de tout cela ? Trump semble chercher à asseoir sa légitimité et son pouvoir en censurant les organismes dévoués à la cause écologiques tout en les faisant passer pour les méchants de l’histoire. Lui même étant climato-sceptique, pourquoi risquer de se prendre des claques tous les jours devant ses soutiens lorsque l’on est à la tête du gouvernement des États-Unis ? Censurer pour mieux régner, voilà ce que c’est. 

Ce qui n’empêche pas la NASA, de continuer à publier des rapports prouvant le réchauffement de la planète.

Bons baisers de Mexico 

Dis moi Donald, le mur, il n’est pas déjà là ? 

Les petits curieux auront sans doute tapé sur leur moteur de recherche, mur + Mexique + USA. C’est à se demande si Trump en fait partie ou s’il n’a jamais ouvert un manuel d’histoire. S’il est au courant, il faut donc lui donner une définition du mot mur, car « le mur avec le Mexique… existe déjà!  » titrait Le Point – photos à l’appui – le 30 janvier dernier. 

Niveau mur, les Européens s’y connaissent. Trump devrait s’inspirer de celui qui a divisé Berlin en deux de 1961 à 1985, ou encore du rideau de fer, de francs succès ! Bref, si Donald ne met pas la tête hors des Big Mac, il s’apercevra qu’un mur, ça tombe un jour ou un autre, mais pour Hegel « l’expérience et l’histoire nous enseignent que peuples et gouvernements n’ont jamais rien appris de l’histoire  » . 

Trump semble vouloir s’enfermer dans un protectionnisme à tous les étages. Kim Jong-un doit se sentir moins seul.

Du « Muslim Ban  » vers le « Trump Ban »

Le botoxé du bocal est-il humain ? Vous avez 4 ans pour décider, mais le nouveau décret à la mode pourrait nous donné un apperçu de la réponse.  

Trump « tape très fort » selon l’historien français Romain Huret, interrogé par Thierry Garcin de France Culture dans le cadre d’une chronique datant du 3 février dernier. En effet, ce mÉême jour, Trump signait le décret « Protéger la nation contre l’entrée de terroristes étrangers aux Etats-Unis  » . Ce papier tend à suspendre pour plusieurs mois l’accueil des réfugiés, des ressortissants venant de sept pays, à majorité musulmane, cela va de soi !

Cette nouvelle bombe médiatique laisse de nombreux réfugiés aux portes des États-Unis, des voyageurs se trouvent piégés à l’étranger ne pouvant rejoindre leur pays d’adoption. Ce décret a pour but de stopper l’entrée éventuelle de « terroristes islamique radicaux » explique Trump. L’Arabie Saoudite ne figure pas dans la liste des pays concernés. Comble de l’ironie, « la plupart des terroristes du 11 septembre étaient originaires de ce pays » précise la rédaction de France Inter. Cette histoire sent le pétrole à plein nez !

Le 31 janvier dernier, la rédaction de France culture titrait « 98 % des Américains ont un ancêtre immigré », et ce, de 1650 jusqu’à aujourd’hui, Donald Trump compris puisque sa famille paternelle serait d’origine allemande. Voilà pourquoi monsieur le président se sent si concerné par la politique allemande et européenne d’Angela Merkel ! Sacré Donald en fin de compte, il tient à nous. 

Il les « prend par la chatte  » 

Cette déclaration de Trump fait encore scandale, mais visiblement, il ne s’est pas calmé.

Le 23 janvier dernier, le Journal de Montréal titrait « Trump signe contre l’avortement entouré d’hommes seulement » . Le journal outre-atlantique précise ensuite que ce nouveau décret signé le 23 janvier précédait d’un jour le « 44e anniversaire de Roe v. Wade  » soit  » l’arrêt emblématique de la Cour suprême qui a légalisé l’avortement en 1973″ .

Ce décret prévoit selon la rédaction de France Inter, l’interdiction de « tout financements par des fonds fédéraux d’ONG internationales qui soutiennent l’avortement » . Cette annonce est bien passée auprès des opposants à l’avortement qui voient ici « une étape cruciale sur la voie pour rendre sa grandeur à l’Amérique » , selon Tony Perkins – président de l’organisation Family Research Council – , cité par le Journal de Montréal.

Voilà donc le machisme du 45e président des Etat-Unis, qui provoque et semble vouloir s’amuser avec les contestataires qui s’en remettent ainsi au pouvoir de la rue, appuyés par les associations. D’autant plus que le journal Le Monde laisse entendre qu’il s’agit d’un retour en arrière, car Trump « renoue avec Ronald Reagan  » et son « global gag rule » tout en agressant la santé des femmes.

Trump et ses sbires veulent prouver qu’ils les prennent bel et bien « par la chatte  » . Aujourd’hui, nous avons du mal à croire qu’hier encore, une femme s’apprêtait à être élue à la tête des États-Unis.

Donald’s american dream a 4 ans pour se réaliser, ça nous laisse donc du temps pour écrire des papiers.