Avec une rythmique presque hypnotique, une guitare qui envoie du lourd et une voix qui démonte, le groupe haut-normand Dorian’s Grace redonne espoir aux amateurs de bon Rock. Rencontre.

Open Bar : Tout d’abord, je vous laisse vous présenter individuellement ainsi que votre groupe.

Dorian’s Grace : Bonjour, nous sommes Dorian’s Grace, un groupe Haut-Normand que l’on pourrait classer – si l’envie nous prend – dans le style Stoner/Rock. Il se compose de Vincent (Basse/Chant), Pierrick (Guitare/chœurs) et de Yannis (Batterie/Chœurs).

Quelles sont vos influences ?

Nos horizons sont assez vastes ; musicalement on se retrouve tout autant dans un bon vieux classic rock anglais que dans un stoner bien à l’américaine. Niveau littérature, évidemment ce cher Wilde ne nous laisse pas indifférent, mais la littérature américaine plus récente, compte beaucoup de bonnes choses.

Vous considérez-vous plus comme un groupe live ou studio ?

La réponse est les deux. Nous prenons énormément de plaisir à évacuer notre énergie sur scène et à interagir avec le public, comme nous aimons beaucoup aussi la concentration et la patience que nécessite le travail en studio.

Votre EP compte quatre titres : Steve Mc Queen, A Second Breath, Train To Nowhere et Silent Shouter. Comment pourriez-vous définir votre style musical ?

Comme nous le disions, le plus juste serait de nous assimiler au style Stoner/Rock. Plus précisément, dans l’intention musicale, dans le processus d’écriture, nous aimons beaucoup confronter les notions de violence et de subtilité, comme peuvent l’être à tour de rôle la musique et la poésie. Disons, une sorte de lyrisme organique.

Quelle chanson considérez-vous comme la plus personnelle ?

Nous traitons chaque chanson comme si elle était unique, la première d’une série. Tout en faisant en sorte de l’inclure dans une cohérence par rapport aux morceaux précédents.

Votre groupe est jeune puisqu’il a été formé en 2012, pourtant, vous écumez déjà de nombreux festivals comme le RDTSE. Quels ont été vos soutiens ? Et vous attendiez-vous à recevoir un si bon retour du public haut-normand/parisien ?

Quand on fait la musique que l’on aime, on espère toujours toucher des gens, les rassembler autour de cette musique. Le soutien est un grand mot, mais nous avons toujours été accueillis dans les structures de notre région (la MJC d’Evreux, L’Abordage, ainsi que le Silo de Verneuil sur Avre), ce qui manque souvent aux groupes en développement, c’est un réel suivi, un vrai soutien des structures qui sont prévus pour cela. Concernant l’accueil des publics, aussi bien régionaux que parisiens, ou autres, nous sommes déjà heureux de ne jamais avoir essuyé de huées ou de sifflements !

Le  17 octobre 2014, vous avez fait la première partie de Shaka Ponk au Zénith de Rouen. Que retenez-vous de cette opportunité ?

C’est une expérience parfaitement formatrice et exaltante ! Pouvoir observer la manière dont est mis en place, géré – souvent méticuleusement – un spectacle professionnel. Des artistes aux techniciens, en passant par l’organisation et l’administration, c’est tout simplement titanesque. Cela donne envie aussi ! Du point de vue artistique c’est une occasion unique de se confronter à un public très nombreux, une belle occasion de défendre cette musique qui nous tient tant à cœur.

Il est évident que vous prenez tous les trois beaucoup de plaisir sur scène. Que ressentez-vous avant d’y monter et de faire face aux spectateurs ? Et pendant le concert ? Qu’est-ce que vous apporte le contact du public et est-il « vital » à vos yeux ?

Avant de monter sur scène, peu importe le nombre de gens dans le public, c’est toujours les deux, trois minutes avant de se lancer, sur le côté de la scène, dans l’attente du feu vert que le stress est présent. Le premier pas sur le plateau nous rappelle rapidement que nous sommes là pour cela, que le travail à huit-clos prend toute son ampleur devant le public. D’autant plus devant un public réceptif, c’est un moment où le public et les musiciens ont le même statut : passionné de musique. C’est une intense concrétisation.

Vous êtes assez actifs sur Facebook et Twitter, partageant ainsi votre actualité. Pour vous, la communication via les réseaux sociaux et la mise en ligne de vos chansons sur des plateformes telles que Deezer ou YouTube est-elle devenue « obligatoire » de nos jours ?

Au contraire de « l’obligation » nous pensons que c’est primordial, la communication, faire sentir aux fans que nous pensons à eux en les tenant au courant de nos faits et gestes. Ce sont de formidables outils de communication et de publicité, du fait de leur rapidité et ampleur. De plus, nous pensons qu’en 2015, avec cette consommation fulgurante de culture grâce à Internet, que le risque de se faire oublier est très présent donc à éviter à tout prix.

Pour terminer, je vous laisse la parole. Avez-vous quelque chose à dire à votre public ou une actualité à annoncer ?

Pour l’actualité nous sommes actuellement sur plusieurs pistes de travail, et pour ceux que cela intéresserait, il est bien évidemment possible de suivre notre actualité sur Facebook !