« Et si je partais en Turquie pour couvrir les élections de juin ?  » Une idée lancée un soir sur Rouen, comme un pari un peu impossible. Le problème avec les gens têtus, c’est qu’ils s’obstinent. Quelques semaines plus tard Lou est partie, sac en bandoulière et baskets blanches aux pieds, prête à les rôder dans les ruelles d’Istanbul.

Bordel, la joie d’avoir une reporter dans l’équipe. Putain, la jalousie de la savoir sur le terrain, avec d’autres grands pros. Pute borgne, le flip permanent à suivre les événements en direct, à savoir que s’il lui arrive une merde, on sera impuissant. 

N’allez pas croire qu’elle partait en goguette sans savoir où elle foutait ses baskets. Elle y avait déjà vécu, connaissait du monde sur place, les enjeux politiques, les risques qu’elle prenait. On était pas inconscients au point de laisser notre pote partir en terre inconnue. 

Et puis Lou est revenue. Des notes de partout, un enthousiasme à plus savoir qu’en foutre, plein d’infos, beaucoup de vécu. Alors ça lui a pris du temps, pour mettre en forme, pour savoir quand serait le bon moment de publier, comment le faire pour vous retransmettre au mieux les enjeux d’un pays dont vous ne vous souciez peut-être pas.

Peut-être que ça vous indiffère la Turquie, que c’est juste un vaste pays, en frontière de la Syrie et de sa guerre, des salauds de l’EI et des populations qui s’exodent, le même qui a failli entrer dans l’Union Européenne. Si c’est le cas, il ne vous suffit que de relire la phrase précédente pour changer d’avis. 

Et pour l’occasion, on a même décidé de vous gâter en vous proposant de nouveaux formats, en storify, en timeline et en scroll, pour le plaisir des yeux et pour nous la péter un peu, soyons sincères.

Après qu’elle ait bossé comme une dingue, le reportage de Lou touche à sa fin. Il est aujourd’hui disponible pour vous faire voyager au cœur d’un pays qui ne vous sera plus si étranger bientôt.  

Alors, si nous partions ensemble en Turquie ?