Sorti en 2013, Insaisissables a connu un franc succès pendant et après son exploitation en salle. Même si le film se terminait sur la solution à toutes les interrogations des spectateurs et n’ouvrait en rien sur une suite possible, les Quatre Cavaliers ont révisé leurs meilleurs tours de passe-passe et reprennent du service, de New-York à Londres en passant par Macao.

Un synopsis efficace 

Après s’être faits oublier pendant près de deux ans, les Quatre Cavaliers – qui ne sont plus que trois – sont toujours guidés par leur mentor Dylan Rhodes (Mark Ruffalo). Ils continuent de suivre les instructions de l’Œil. Alors qu’on leur assigne une nouvelle mission, celle-ci va se retrouver sabotée par une mystérieuse personne qui semble particulièrement intéressée par les incroyables capacités des magiciens.

Une distribution à la hauteur des attentes

Le casting originel reste quasi inchangé, à l’exception de Lizzy Caplan qui amène une touche d’humour nécessaire à l’une des seules représentantes de la gent féminine. Le caractère piquant de son personnage (Lula) faisait cruellement défaut à Henley Reeves, interprétée par Isla Fisher dans le premier film. Du haut de ses escarpins vernis, elle faisait un peu figuration aux côtés de Eisenberg, Harrelson et Franco qui forment toujours un trio efficace.

En plus de cette nouvelle figure, on découvre Daniel Radcliffe, à qui la magie devait manquer depuis le tournage du dernier Harry Potter en 2011. Son personnage, surprenant et cynique, apporte un souffle de nouveauté dont avait besoin cet opus pour être réussi et suivre la logique du premier.

La seule question qui persiste est : mais où est passée Mélanie Laurent, pour qui Mark Ruffalo avait traversé l’Atlantique à la fin du premier film ? Son existence n’est même pas mentionnée et son absence encore moins justifiée. Certainement un coup d’un soir qui s’est mal fini.

Les effets visuels sont encore plus spectaculaires que dans le premier volet, on sent les moyens financiers et technologiques derrière la réalisation d’Insaisissables 2. Les pointes d’humour qui ont contribué au succès du précédent long-métrage sont aussi au rendez-vous.

Alors qu’il aurait pu tomber dans la facilité et proposer un second film moyen, Jon M. Chu prend la relève de Louis Leterrier avec brio et signe une suite qui s’inscrit remarquablement dans la lignée du premier opus.

Laissez-vous avoir et entrez à nouveau dans un monde d’illusions.