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Et allez grave vous faire foutre.

Ouais, c’est à vous que je parle, enfoirés de nerds qui passez vos soirées entre potes sur 2048, Candy Crush  et autres gouffres futiles de temps. Vous pour qui passer un bon moment consiste à violer frénétiquement votre malheureux portable d’un coup d’index convulsif. Pourquoi ? Pourquoi tant de haine, de violence à l’encontre d’un innocent qui ne demande que votre amour ?

Bien sûr, on peut comprendre qu’envoyer des demandes de vie pour Candy Crush soit essentiel à vos yeux. Mais non d’un irlandais en rut, le faire depuis le bar ? Vous croyez que vos amis sont excités à l’idée de boire un café avec un accro ? Car oui, vous êtes addicts. Votre jeu est devenu une passion, et la passion une nécessité. Bientôt, vous finirez seuls, cloitrés chez vous, entre un bol de chips et votre seau à caca. Faut vous comprendre, vous n’avez plus le temps de sortir travailler pour payer l’eau et le gaz. A quoi bon se doucher quand on n’a plus personne à voir ? Forcément, votre copain vous a quitté après le level 123, mais pas grave, vous vous tapez des scores de folie. Vos seuls contacts avec le monde extérieur se résumeront au livreur de pizza et vos voisins inquiets par l’odeur. Et quand ils apercevront vos yeux rougis par l’écran de votre Nokia 400, votre teint pâle et votre démarche trainante, ne soyez pas surpris s’ils vous font un remake de The Walking Dead en vous poursuivant avec une hache. Laissez-les faire. C’est pour votre bien.

Alors sachons dire non. Coupons nos portables en soirées. Oui, bien sûr, répondre à cette jolie rouquine rencontrée à la BU est tentant, mais tenter votre chance avec celle en face de vous est plus prometteur. Même si la garçonne a de la moustache. Et de la barbe. C’est le moment de démontrer votre tolérance et la part ambigüe de votre sexualité.

Mais soyons sérieux, qui s’intéresse aux demandes de jeux sur Facebook ? Pourquoi infliger ça à ses concitoyens ? Pour démontrer un vide social digne de celui de Jean-François Copé ? Pour se tirer une balle de pied face à vos futures conquêtes ?

Autre horreur du même style: les selfies.

Le selfie est un mensonge social. Je ne compte plus les soirées où quelques handicapés relationnels se prennent en photo sur un canapé, avant de snapchater des rebuts photographiques mal filtrés à leurs amis numériques. Pendant que les vrais personnes font la fête, déconnent et refont le monde. De vrais cas sociaux, faire semblant de passer une bonne soirée alors qu’ils traînent derrière eux une ambiance de Père Lachaise. Le cimetière, pas le curé du village.

Selfie OB 2

Licenciez moi. S’il vous plait.

Sans compter le nombre de selfies affligeants. D’Auschwitz aux conférences de presses d’Obama.

On passera sur ceux qui prennent en photo ce qu’ils cuisinent. On respecte, faire un cupcake, c’est le summum de la gloire. On est content d’apprendre que vous savez lire un livre de recette. Après 10 ans de scolarité obligatoire, c’est un succès.

Et niveau délires narcissiques, il y en a pour tous les goûts. Y compris pour les accros de la bouteille, et la foutue necknomination. Un concept qui commence à passer de mode, mais bien débile tout de même. S’exhiber à se faire des culs secs seul chez soi. Quel est le projet ? Laisser une trace indélébile sur internet qu’on est con comme un bulot ? Quitte à picoler, je préfère largement me la coller avec des inconnus dans un bar que d’éclabousser les timelines facebook de mes amis en me masturbant sur mon image. J’aime aussi l’idée de savoir que n’importe lequel de mes futurs employeurs ne tombera pas sur une vidéo de moi me vidant une bouteille devant une webcam au grain à faire rougir un porno. Bon, je vous accorde que ce serait l’entretien d’embauche le plus cool de tous les temps, mais quand même.

Sur ce, je retourne sur 2048. Orgasme assuré dès qu’on dépasse 4096.