Nous avions interviewé Mr Yéyé en 2014. Depuis, le rockeur déchaîné fait salle comble et comblée. Son premier album ‘Cabaret Noir’ a été classé Top Ventes de la Fnac. Et on ne l’arrête plus ! Conçu avec le célèbre Frédéric Duquesne, son deuxième bébé est en marche cadencée sur Ulule. Lancé vers une gloire qui lui fait peur, l’enfant né du rock mais pas du roc prend ici le temps du recul. Il se confie sur ses craintes, ses convictions, ses coups de gueule et son évolution artistique.

Open bar : Bonjour Mr Yéyé ! Qu’est-ce qu’il t’est arrivé de fou depuis la dernière interview ?

Mr Yéyé : Bah figure-toi que je viens de me retaper l’ancienne interview pour voir où on en était restés, et ouaah il s’est passé tellement de choses ! Il y a un an j’ai sorti mon premier album, « Cabaret Noir » dans les magasins, il a été en rupture de stock très vite et classé Top Ventes de la Fnac. Avec mes zicos on a fait deux tournées partout en France avec des salles combles, notamment la Boule Noire à Paris, et là j’ai lancé un Ulule pour financer mon second album. Et j’ai un peu plus de tatouages aussi.

Comment tu as construit ton dernier album ? 

À la base sur YouTube je sortais des saisons, c’est-à-dire des périodes d’environ un an pendant lesquelles je sortais plein de morceaux. Mon premier album recensait les meilleurs morceaux des quatre premières saisons, et là actuellement je suis en pleine saison 5. Et c’est justement cette saison 5 qui, une fois terminée, deviendra mon deuxième album, intitulé « Hybride », et que je finance via Ulule.

Et comment tu composes tes morceaux ?

Comme je l’ai dit, mes albums sont d’abord des saisons, dont je sors les morceaux au fur et à mesure de leur composition sur YouTube, et qui sont ensuite compilés sur un album. Du coup ça se vit vraiment au jour le jour. Je sais que je dois sortir un nouveau morceau tous les mois donc je suis tout le temps en train de composer, d’enregistrer, de mixer, de préparer un tournage, de monter, etc. Le fait de devoir sortir un morceau relativement rapidement après sa composition nuit sans doute à sa maturité mais c’est un parti-pris. J’aime le côté spontané que ça donne. Chacun de mes morceaux serait sans doute un peu plus abouti si je le laissais mûrir un an de plus, mais c’est pas grave, je fais pas de la musique pour faire du travail parfait, je fais de la musique pour me faire kiffer, pour exprimer des trucs. Un jour je fonctionnerai sûrement différemment, par exemple en faisant les 12 morceaux d’un album d’un coup, avec vraiment du temps pour les peaufiner. Mais pour l’instant ça ne m’intéresse pas, j’ai besoin de sortir du contenu régulièrement, je suis épanoui dans cette démarche.

« J’ai l’opportunité de travailler avec mon ingé son préféré : le guitariste de Mass Hysteria. »

Qu’est-ce qui va y changer par rapport au premier « Cabaret Noir » ?

Ce qui ne change pas c’est les conditions de création : j’enregistre dans ma chambre, sauf la batterie qu’on fait au Lovely Records Studio en Bretagne. J’aime travailler chez moi, avec mon lit juste à côté et mon propre matériel, ça me permet de peaufiner un sacré paquet de détails et de pas avoir le stress du studio où chaque jour te coûte un bras. Chez moi j’ai pas de contrainte de temps. Par contre là où ça change vachement, c’est que j’ai l’opportunité de travailler avec mon ingé son préféré, Monsieur Frédéric Duquesne, actuel guitariste de Mass Hysteria.

Il a mixé des tas d’albums que j’adore, allant de No One Is Innocent à Mass Hysteria en passant par Bukowski. Au collège j’écoutais Watcha, son premier groupe. J’aime aussi beaucoup Empyr qu’il a fondé avec le chanteur et le guitariste de Kyo. ‘Fin bref j’aime vraiment beaucoup son taf, et en terme de mix c’est clairement une grosse grosse référence pour moi. Selon moi il met à l’amende la quasi-totalité de la concurrence en terme de rock-metal, et là la semaine dernière on a mixé mes quatre prochains morceaux ensemble, et pouah, la claque, Mr Yéyé n’a jamais sonné aussi fat. Mais forcément une telle qualité a un prix, d’où le fait que j’ai besoin que mon public m’aide à financer cet album.

Tu as besoin de 26 000 euros pour les frais annexes d’‘Hybride’ et pour l’enregistrement de la batterie. Mais tu vas enregistrer tes morceaux en home studio ! L’autoproduction c’est par soucis d’indépendance, par envie de toucher à tout ou bien par manque de moyen ?

C’est un peu tout ça en fait. Si t’avances les thunes, c’est toi le patron. Financer mon album grâce à mon public, ça permet de retirer de la boucle pas mal d’intermédiaires qui pourraient se permettre d’influencer la direction du projet, comme des producteurs et autres. Mais il y a aussi l’envie de toucher à la production elle-même, j’avoue être frustré quand c’est quelqu’un d’autre qui est derrière l’ordinateur haha !

Et concernant le manque de moyens, c’est clair qu’un album enregistré en studio pro ou un album enregistré dans ta chambre, c’est pas le même budget. C’est un peu tout ça qui me pousse à fonctionner le plus possible par moi-même. Pis c’est aussi la mentalité de beaucoup de créateurs sur internet, on est une génération très débrouillarde, un peu touche-à- tout.

Je réalise mes clips moi-même avec mon équipe, notamment avec Julien, mon co-réal. Je crée beaucoup de visuels du projet moi-même, etc… ‘Fin c’est une démarche globale, j’ai du mal à déléguer, j’aime bien avoir la main un peu sur tout.

mr yeye concert tournée ulule

« On ne fait pas rentrer une étoile dans un carré. » Mr Yéyé

En quoi c’est important pour toi de garder une totale indépendance artistique ?

Je vois pas l’intérêt de faire de la musique si c’est pour me plier aux exigences de quelqu’un d’autre. Si j’avais pas le choix, je me plierais hein, on ne fait pas toujours ce qu’on veut dans la vie. Mais là justement avec internet et le rapport très direct que j’ai instauré dès le départ avec ceux qui écoutent mes sons, je peux justement me permettre d’être exigent là-dessus. Uniquement grâce au bouche à oreille, j’arrive à vendre des albums et faire des tournées jusqu’à remplir des salles de 200 personnes, tout ça sans faire le moindre compromis artistiquement parlant.

Après j’ai pas soulevé de montagnes ni rien, c’est bien possible qu’un jour je me heurte à un plafond à cause de ça. Je pense que pour atteindre un certain palier t’es obligé de correspondre un minimum à des codes D’ailleurs je corresponds déjà pas mal à certains de ces codes, je fais pas non plus la musique la plus subversive du monde haha.

Mais moi je veux juste vivre de ma passion, remplir les Zéniths ce serait stylé mais c’est pas un but en soi. Je me sens pas capable de faire un truc qui me plait qu’à moitié ou de ne pas aller au bout de mes idées dans le but de devenir très connu, pitié non. Je le dis souvent, mais si je pouvais gagner ma vie avec seulement le quart de mon public actuel, je le ferais sans hésiter.

Ceci dit je ne suis absolument pas opposé à l’idée de travailler avec une maison de disque, quelle que soit sa taille, car elles ont une force de frappe et un pouvoir de communication qu’il est quasi impossible d’égaler seul. Je veux juste ne pas faire de compromis sur l’artistique. Si demain Universal me propose de signer chez eux en me promettant de me laisser faire l’album que je veux faire sans influer dessus, je signe direct, ça pourrait m’apporter que du bon en soi.

En 2014, tu mettais « un point d’honneur à [te] créer un style personnel ». Ton style a changé ou Mr Yéyé est resté le même ?

Ouais tu l’avais même mis en titre de l’interview haha ! Avec le recul je me trouve bien sûr de moi en 2014. Là en 2017 je ne saurai pas te dire si j’ai vraiment un style personnel ou pas, « reconnaissable au bout de quelques secondes » comme je le disais. La musique que je compose est cohérente avec la musique que j’écoute, ça me suffit en soi. Par contre sincèrement j’ai pas vraiment l’impression d’avoir effectué un virage majeur musicalement. C’est toujours du rock avec des influences cheloues comme l’électro, le neo/indus metal, le reggae. Il y a un peu de tango, quelques morceaux plus pop, c’est toujours chanté en français, je parle toujours de sujets qui m’énervent, comme une sorte de catharsis, j’en parle pour évacuer ma rage et essayer d’apporter un peu d’espoir. ‘Fin voilà, la même rengaine depuis 5 ans en fait.

Après j’ai l’impression d’avoir progressé musicalement et en écriture. En tout cas je préfère mes morceaux actuels à ceux du premier album mais j’ai pas vraiment de recul là-dessus : c’est un ressenti mais au fond j’en sais trop rien.

album 2 mister yéyé

Le financement de son prolongement de lui-même a cassé le plafond minimum des 8000 euros pour flirter tout là-haut avec la chouette Ulule. Elle remplacera un temps la cigogne pour la diffusion de ce p’tit ’Hybride’.

Le fameux ballon de baudruche rouge revient sur la nouvelle pochette de l’album. Dans l’interview de 2014 tu disais que ça avait rapport avec le côté enfantin dont tu ne te détachais pas. Deux ans et demi après tu es resté ce même grand enfant ou tu penses avoir pris de la bouteille ?

Je t’avoue que je me vois un peu moins comme un enfant quand je regarde mes clips ou quand je m’entends chanter. Fallait bien que ma puberté se termine un jour haha ! Mais je continue de cultiver mon côté enfant dans le bon sens du terme : l’enfant qui se prend pas la tête, qui fait ce qu’il a envie de faire sans trop se poser de questions, sans s’occuper du regard des autres, qui apprécie les choses simples. C’est aussi pour ça que c’est un/une enfant sur la pochette de l’album.

Les gosses ont ce côté ingénu et naïf que je tiens à garder en grandissant. Je suis aussi beaucoup plus serein qu’à l’époque, je m’énerve moins (notamment sur les réseaux sociaux), j’essaye de moins juger, d’être plus à l’écoute des autres, plus curieux, de me remettre en question plus vite, etc. J’essaye d’être quelqu’un de bienveillant au maximum. C’pas encore ça hein, c’est un travail de toute une vie mais je suis content des progrès que j’ai pu faire ces dernières années et surtout ces derniers mois. Je suis clairement moins problématique que j’ai pu l’être par le passé.

Justement, tu nous confiais en 2014 que tu aimais traiter de sujets qui te révoltent comme le harcèlement scolaire (Quelqu’un de bien) ou bien l’effet de rejet du groupe (Eclore). Tu as toujours cet esprit de « sédition » ?

Ah bah ça n’a pas changé, je continue de parler principalement de ce qui m’énerve. Mais il y a surtout l’idée d’exorciser une rage en fait, de la faire sortir. Le fait de faire un morceau sur tel ou tel sujet, c’est pas seulement pour passer un message, c’est aussi pour me soulager, écrire dessus. Chanter ces mots ça fait du bien.

J’essaye toujours de mettre une lueur d’espoir dans le texte, une porte de sortie, une ouverture vers un mieux, un truc qui fait que quand je le chante, bah ça fait avancer les choses, ne serait-ce que pour moi, et peut-être, j’espère, pour celui/celle qui l’écoute. Ce serait cool.

Au niveau des sujets qui me révoltent, j’ai l’impression de m’être encore plus radicalisé sur le côté « assumez-vous, soyez fier de ce que vous êtes, arrêtez de vous juger, vous êtes beaux », etc. C’est pas un thème très nouveau chez Mr Yéyé, le fait d’inciter à s’affirmer, mais c’est de plus en plus important à mes yeux j’ai l’impression. Je pense aussi que le côté féministe et LGBT que je véhicule beaucoup sur Twitter et qui se ressentait pas tant que ça dans mes chansons (à peine deux ou trois morceaux du premier album) sera plus présent dans mes prochains titres. Mais j’ai pas encore tout composé donc je sais pas encore de quelle manière ça se présentera.

Même en chute libre, il livre ses coups de gueule et ses coups de pied. ©Nathalie Richard

Dans ‘Chute Libre’ de l’album n°2, tu parles d’ascension et de la peur de t’écraser. On repense aussi aux paroles de ‘L’Ange Déchu’ de ton premier album : « Plus vite tu deviens connu, plus tu as de chances de te faire oublier ». La gloire est quelque chose qui te fait peur ?

C’est compliqué en fait. Il y a beaucoup de nuances. Parce qu’à la fois, être une star, devenir connu tout ça, c’est vraiment pas un truc qui m’attire. C’étaient mes rêves avant, quand j’avais genre 18 ans. Mais tu vois à quasi 23 ans j’ai quoi ? Même pas un dixième d’une pseudo notoriété et ça me gonfle déjà : entre d’un côté les haters qui te détestent parfois sans qu’eux-mêmes sachent trop pourquoi, et de l’autre les gens qui te mettent sur un piédestal et t’idéalisent de ouf. Pour le mec un peu timide que je suis, qui aime bien faire sa vie dans son coin et qu’on lui foute la paix, autant te dire que c’est pas ultra confortable.

Après là je pointe que les défauts parce qu’être exposé ça apporte aussi énormément d’amour et de soutien. Surtout que j’ai une communauté globalement complètement adorable, très ouverte d’esprit et très peace, à l’image des valeurs que je défends. Sans compter le simple fait que des gens apprécient mon travail, et ça c’est genre inestimable !

Ton objectif à court terme si ce n’est « pas trop de notoriété » ?

Mon but c’est de vivre de ce que je fais parce qu’actuellement c’est mes parents qui me payent mon loyer et ma bouffe. Mais c’est ric rac autant pour eux que pour moi. Il est clairement temps que Mr Yéyé me rapporte de la thune et malheureusement pour être musicien professionnel aujourd’hui, bah il faut percer. Du coup il y a tout ça à prendre en compte : à la fois j’ai besoin de cette exposition, qui n’est même pas encore suffisante, et en même temps elle me terrifie parce que je sais que c’est pas fait pour moi d’être mis en avant comme ça. De toute façon à part la musique j’ai pas de plan B. Donc je fonce même si ça me fait un peu peur.

« Ma vie est une chute libre
J’ai fait le pari de trouver quelques vents ascendants
Mais j’ai sauté sans plan, la tête en avant
Et quand je suis à court de mélodies,
Je me vois déjà m’écraser »

Dans ‘Chute libre’ tu exprimes aussi ta crainte d’être à court de mélodie. On se souvient aussi de ‘Je perds mes mots’. Au bout de cinq ans comment se porte l’inspiration ?

Le manque d’inspiration, c’est un peu la routine pour les créateurs. Ça passe toujours. ‘Chute Libre’ c’est plus profond parce que j’ai déjà vécu la fin d’une passion dans ma vie : celle du dessin. J’ai dessiné non-stop depuis avant même mes premiers souvenirs jusqu’à mes 18/19 ans. Je voulais en faire mon métier mais plus le temps a passé moins ça m’intéressait. Je prenais de moins en moins de plaisir à ça, jusqu’à carrément arrêter après le lycée. Donc quand cet été j’ai eu une grosse crise existentielle au niveau musical, j’ai vraiment flippé.

C’était pas seulement une panne d’inspiration, c’était aussi ma voix qui m’obéissait plus. Il s’est en fait avéré que j’avais un nodule et en tant que chanteur quand ta voix flanche, il y a tout qui dégringole derrière.

Ce morceau c’est ça, c’est la peur d’avoir fait le tour de la musique, de revivre ce que j’ai vécu pour le dessin : la fin d’une passion. Sauf que ça fait 5 ans que j’ai basé ma vie sur la musique donc si soudainement ça me passionne plus je suis bien dans la merde haha ! Mais justement, j’ai réussi à composer ce morceau, j’ai soigné ma merde à la voix, et c’est reparti comme en 40. D’ailleurs je suis très fier des prochains titres à venir.

Aujourd’hui tu vis en colocation avec les membres de ton groupe. Ça impulse quoi de vivre 24/24 avec son groupe ?

Quand on a fait la première interview je venais d’emménager tout seul dans un appartement à Nantes dans lequel je suis resté deux ans avant de m’installer sur Paris en coloc avec mon groupe.

Et euh en vrai ça simplifie énormément de choses de vivre directement avec eux. Il y a plein de décisions dont on peut discuter directement juste en toquant à la chambre d’à côté. On répète dans notre cave, etc. Après pour le côté artistique Mr Yéyé est et reste un projet solo et les gars ont aucune envie d’influer là-dessus. Je compose donc toujours seul mais ils sont là pour tout le côté organisationnel comme les enregistrements ou les décisions importantes. Avant on n’était même pas dans la même ville donc on faisait tout à l’écrit, c’était clairement plus galère !

mister yeye concert

Tu proposes à ceux qui t’aident à financer ton album une soirée à la coloc et même un concert privé ! Comment a évolué la relation avec tes fans depuis 2014 ?

J’ai vu dans l’ancienne interview qu’à l’époque ils étaient environ 6000 à suivre mon délire. Etrangement aujourd’hui ils ont beau être plus de 28 000 (wow ça fait bizarre) j’ai pas l’impression qu’on se soit éloignés. C’est limite le contraire. Je réponds toujours à tous mes mails, je discute toujours avec certains d’entre eux quand le courant passe bien, sur Twitter je suis en roue libre constante et on se tape des barres tous ensemble… Ouais franchement ça n’a pas changé !

C’est juste à la fin des concerts que ça devient compliqué de voir tout le monde. Maintenant je suis obligé de laisser une partie du public partir avant d’aller leur parler, sinon je suis submergé et c’est pas gérable haha ! C’est aussi pour ça que je ne vais plus en convention type Japan Expo… Etre assis à une table et signer des autographes à la chaîne avec 50 personnes derrière qui attendent leur tour ça ne m’intéresse pas. Je trouve ça oppressant et limite dégradant pour les gens. Je préfère parler à un plus petit nombre mais leur parler vraiment plutôt que d’en faire défiler 10 fois plus sans faire connaissance avec eux.

Ton second bébé ‘Hybride’ marche déjà avant d’être sorti grâce à ta campagne de financement Ulule qui fait un tabac. C’est grâce à ta relation de proximité avec tes fans justement ?

Euh en vrai j’en sais trop rien. A la base mon équipe voulait tabler sur un objectif de 10 ou 15 000 euros. Manifestement on l’aurait atteint sans trop de mal vu qu’on est déjà à 13 000 euros de don en une semaine et demie. Sauf que moi j’ai paniqué, j’ai fait une crise d’absence totale de confiance en moi et j’ai baissé à 8000 au dernier moment haha ! Je tiens d’ailleurs à m’excuser auprès de ma communauté d’avoir douté d’elle, vous êtes des dingues et j’ai été fou de l’oublier.

Non plus sérieusement, je ne sais pas exactement ce qui fait que des gens soient autant fidélisés à mon délire. D’ailleurs s’il y en a qui lisent cette interview, ça m’intéresserait de savoir. Je pense qu’il y a l’aspect sincérité qui joue un peu : je me confie beaucoup dans mes morceaux ou même dans mes vlogs. Je ne déballe pas ma vie privée mais quand j’ai des doutes j’hésite pas à le dire. Je n’ai pas honte d’apparaître avec mes faiblesses, ça m’intéresse pas d’avoir l’air ultra solide et lisse alors que je le suis pas.

Il y a aussi les thèmes que j’aborde, le fait d’avoir des morceaux très positifs dans le fond. Je reçois souvent des mails de gens qui me disent que ça les aide à s’assumer, à aller de l’avant, etc. C’est sûr que quand un projet te fait du bien, t’es déjà un peu plus motivé à le soutenir, que ce soit financièrement, par le bouche à oreille ou en laissant un commentaire encourageant.

Et je donne la majorité de mon contenu gratuitement, du coup je pense que les gens sont un peu reconnaissants de ça. ‘Fin moi en tant que spectateur je sais que j’ai beaucoup plus tendance à soutenir un projet s’il me laisse le choix de payer ou pas. C’est très 21ème siècle comme mentalité, ça découle beaucoup de la culture du piratage. Ma génération fonctionne vachement comme ça j’ai l’impression.

Dans la précédente interview, tu révélais pour la première fois l’origine du pseudonyme « Mr Yéyé » ! Pour 2017 t’as une autre révélation à nous offrir ?

J’ai le droit de dire que je regrette ce nom de scène ? Non parce que bon s’appeler « Mr Yéyé » quand t’as la prétention de faire du rock c’est pas facile tous les jours haha ! En même temps ce nom fait partie de l’identité du truc. Il est hors de question de changer aujourd’hui. Mais si je pouvais remonter dans le passé, je pense que je laisserais un p’tit mot quelque part avec écrit « En vrai, Mr Yéyé c’est un peu de la merde, trouve autre chose », pour que mon ancien moi tombe dessus haha.

Merci Mr Yéyé, pour reprendre tes paroles de l’’Ange Déchu’ on se dit « rendez-vous ici dans deux ans ! ».

Des bisous à toi, des bisous à toi qui nous lit, et à bientôt j’espère ! Et je dis ça je dis rien mais si vous voulez soutenir le projet, mon Ulule est ici !

Et vous pouvez aussi cliquer ici pour retrouver la première interview de Mr Yéyé.

Antonin Cyrille

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