Tandis que le charmant et éternel enfant St Exupéry s’occupait à éviter les gouttes de pluie, bon nombre d’entre nous ont durant l’enfance investi l’énergie et l’imagination dans la connerie.

Pour se divertir, se tester ou se sentir exister, le simple calcul moral « taux d’adrénaline – taux de conséquences » devient vite > 0. Avis aux gamins et grands gamins, voici justement un recueil/guide de 15 conneries « bon enfant », inspirées de poilants témoignages.

Le saut de haies : Athlétique ? Cette discipline est faite pour nous. Grâce à la vision satellite de Google Maps, choisissons le bon spot : une succession géographique de propriétés privées qui deviendra NOTRE terrain de jeu. Le but ? Traverser consécutivement le maximum de jardins avec nos amis, tout en gardant un minimum de réserve énergétique en cas de rencontre avec un clebs, un propriétaire, ou encore un aveugle –véridique.

La clownerie : Pour celle-ci, il ne faudra matériellement pas beaucoup plus qu’une balle de ping-pong et un peu de peinture. Coupons un quartier de la balle afin que notre nez puisse y loger. Peignons-là de rouge, posons-là dans notre voiture à portée de main, et le tour est joué ! Enfin, presque, car il faudra dès lors attendre patiemment la présence d’hommes bleus sur le bord de la route pour pouvoir décocher le nez de clown, et passer… tranquillement… comme si de rien n’était. Niveau 2, la balle de tennis ; niveau 3, le radar.

La fléchette collante : Aujourd’hui, nous avons bien écrit en classe – ou au boulot. Nos cartouches d’encre sont vides et malgré nos efforts de concentration, la feuille devant nous reste immaculée ; il devient difficile de suivre le cours… Envie de s’échapper ? La fléchette collante est là pour nous distraire. Grâce à un bon p’tit tutoriel, du découpage, 2-3 pliages, et un peu d’engluage, nous pourrons alors occuper notre vide regard de « tête en l’air », en lançant et collant au plafond, à l’insu du prof, le maximum de projectiles.

Schéma de la fléchette collante.

Schéma de la fléchette collante.

Inverser les places : A rendre fou ! Chaque fois que le prof se retourne pour écrire au tableau, permutons nos places dans la plus grande des discrétions. Nul doute, notre prof finira par loucher.

La fourberie : Connu pour intercepter et lire à haute voix les romantiques messages que l’on envoie à la première de la classe, ce professeur est devenu notre ennemi numéro 1. Eh bien, montrons lui donc qui est le plus sournois. Notre ami(e) anonyme nous conseille alors de vider une bonne dose de Blanco sur une feuille de papier, de la rouler habilement en boulette, et de la jeter « maladroitement » aux pieds du professeur. Notre ami(e) anonyme ne nous cache pas sa satisfaction quand le professeur s’est entaché les doigts devant toute la classe en dépliant le papier.

Le trou de golf : Un terrain de golf a fleuri près de chez nous ? Malheureusement, pas les moyens financiers pour nous payer un « 18 trous » ?… Une p’tite envie pressante ? Notre ami(e) anonyme fit la relation, et alla donc chier dans un trou de golf… C’est vache ! mais thérapeutique : les contractions du rire provoquées par l’imagination d’un immaculé gant blanc ramassant une balle de golf dans un trou de merde favorise la déconstipation.

Spécial dédi à ceux qui font caca des papillons.

Spéciale dédi à ceux qui font caca des papillons.

Le bénitier : Pourquoi Dieu n’aurait-il pas un peu d’humour ? Assez de thunes pour acheter deux-trois poissons rouges, mais pas suffisamment pour se payer le bocal, le bénitier de l’Eglise la plus proche peut faire l’affaire. Et quoi de plus sain pour le développement de ces Carassius auratus que de nager dans de l’eau bénite ?

Le mot secret : Avant de rentrer en amphi, mettons-nous d’accord sur un vocable que l’on devra faire dire au prof, sans qu’il ne soit au courant et sans le prononcer nous-mêmes. Tous les coups sont permis, même d’immoler sa gomme sur la tête d’un camarade à l’autre bout de la classe, dans le but de faire prononcer « gomme » à l’enseignant. Evitez seulement de choisir les termes « aïe », « punition », « conseil disciplinaire ».

La chambre à l’envers : Notre coloc’ n’est pas là, profitons-en. Retournons-lui sa chambre ! Mais littéralement. La chambre à l’envers, c’est tout bête, il suffit juste de renverser tête-bêche tous les objets qui nous tomberont sous le regard, de la corbeille aux posters, en passant par le lit superposé.

Ne pas prendre totalement au sens littéral.

Ne pas le prendre totalement au sens littéral.

La transposition de jardins : Il fait nuit… Les citoyens ont fermé leurs volets… Seuls les nains de jardin restent dehors à se les cailler. Et nous aussi ! Après avoir cherché sous le paillasson, puis sous le pot de fleur, puis dans les poches, pas de clef en vue, mais une idée en poche. Quoi de mieux pour se réchauffer et pour rompre l’ennuie qu’un bon déménagement de jardins ? Le principe est simple : choisir deux jardins aux mêmes caractéristiques spatiales, puis intervertir chaque unité (pot de fleurs, nains de jardins, niche, chien, arbre) d’un jardin à un autre. Le but est de reproduire quasi à l’identique le jardin de l’un, chez l’autre.

La pièce trébuchante : A la vue d’une pièce de monnaie livrée à elle-même sur l’asphalte d’un trottoir, la plupart d’entre nous aurons la foi de se pencher sur celle-ci pour la ramasser. Cependant parfois, la pièce de monnaie est l’œuvre d’un blagueur à deux balles. Elle est collée au sol, la coquine. Pour les addicts à la colle, la pièce trébuchante s’étend à toute forme d’objet, de la chaise de bureau au bureau lui-même, en passant par les pantoufles de papa.

La momie cellophanée : La cellophane, ce film fin et transparent, est à elle-même la source ultime des conneries. La momie cellophanée, par exemple, consiste à envelopper le coloc’ endormi sur son lit, en réalisant quelques tours de sommier dans le sens de la largeur. Un complice est nécessaire pour cela. Et bien évidemment, n’enveloppons jamais la tête.

Allez hop le coloc', en barquette!

Allez hop le coloc’, en barquette!

Jeu de la canette : Les règles : planque dans les toilettes de l’école un pack de bouteilles d’eau. Une fois en cours, demande au professeur à aller aux toilettes. Urines-y, puis bois une des bouteilles d’eau présentes. Reviens en cours, puis montre à tes camarades la preuve que tu as vidé la bouteille. C’est maintenant à leur tour. Le but ? Aller le plus de fois aux toilettes en un cours. Le risque ? Que le prof finisse par refuser que tu vides ta pauvre vessie.

Le verre inversé : Au self, guettons la soif de nos amis. Quand l’un d’eux aura le verre à demi-plein –ou à demi-vide -, il sera temps d’agir. Au mieux, soyons gentleman, remplissons-le, notre pote nous remerciera ! Seulement, une fois servi, chopons le godet par la base et d’un vif geste hémicycloïdale, retournons-le sur le plateau. Si c’est bien exécuter, notre ami devrait se retrouver avec un verre toujours rempli, mais à l’envers sur le plateau, et un dilemme cornélien à résoudre : Ais-je vraiment si soif ?

Et la 15ème sacrée connerie de gosse, c’est à toi de nous la raconter, commente ! 😉

L'Amicale du Fais Pas Ci - Fais Pas ça aussi attend vos bêtises pour faire reconnaître la bêtise d'enfance comme Patrimoine Mondial Immatériel de l'Humanité à l'UNESCO.

L’Amicale du Fais Pas Ci – Fais Pas ça aussi attend vos bêtises pour faire reconnaître la bêtise d’enfance comme Patrimoine Mondial Immatériel de l’Humanité à l’UNESCO.

Antonin Cyrille