Moins épurée et moins vintage que le vinyle, la cassette audio – ou K7 pour les intimes – semble être à l’aube d’une nouvelle ère qui, peut-être, la conduira à rejoindre bientôt les étagères des nostalgiques de l’époque de la musique vendue sous forme matérielle.

Depuis 2007, les ventes de cassettes sont en constante augmentation des deux côtés de l’Atlantique et de la Manche. Les chiffres sont difficiles à obtenir car il s’agit de petites ventes en de multiples points, les majors de l’industrie musicale ayant abandonné la cassette pour le CD et la musique en ligne. On sait par exemple que les ventes de cassettes chez nos voisins britanniques sont passées de 200 000 unités vendues en 2006 à près de 2 000 000 en 2015.

Un peu plus de 70% des ventes de cassettes en 2015 concernaient deux géants de l’industrie musicale (Sony et Universal), ainsi que quelques petits labels indépendants. Le reste des ventes était occupé par les cassettes vierges car elles permettent d’enregistrer à volonté n’importe quelle chanson ou émission de radio si on est équipé d’un magnétocassette adéquat.

La cassette semble attirer notamment les 25-35 ans qui avaient entre 5 et 15 ans en 1995, lorsqu’elle connaissait la fin de sa suprématie concernant la musique enregistrée, anéantie par le Compact Disc ou CD. La K7 pourra-t-elle, comme le vinyle, se placer en objet de collection qui offre à son propriétaire un plaisir d’écoute particulier, tant par sa qualité analogique que par sa présence matérielle ?


Infographie réalisée avec les données de Digital Music News.