« Les mecs, si tu les tiens pas par les couilles, jamais tu vas te faire respecter ». Ce n’est pas moi qui l’ai dit, c’est Vanessa Ferlito. Mais si, vous la connaissez, cette brune sexy qui fait un lap dance du tonnerre à Mad Mike sur Down in Mexico. D’un point de vue totalement objectif, elle a tout compris. Il faut leur montrer à tous ces hommes, mariés, en concubinage, ou ceux qui se servent de vous pour des raisons primaires et animales. Faisons-leur comprendre qu’en réalité, ils sont bien plus à notre merci qu’ils voudraient l’entendre.

Le but profond de la vie de certaines femmes est de se caser. De monter une petite famille dont elles pourront s’occuper nuit et jour bien au chaud dans ce pavillon sans âme, au fin fond d’une banlieue merdique. Bon, qu’à cela ne tienne, oublions-les. Chacun ses sales goûts. Vous l’aurez compris, nous ne sommes pas de ce bord-ci. Nous allons donc mesdemoiselles vous donner quelques conseils afin de dresser un homme. Entre femelles, serrons-nous les couilles! Hum, les coudes, pardon.

1 – Les couilles, justement, ce n’est pas comme les coudes: on les pose (bruyamment mais délicatement) sur la table.

Faites-vous pousser une paire, portez-les fièrement et amoureusement. Petite précision pour les féministes qui auraient perdu leur chemin: avoir des valseuses ne signifie pas s’abaisser aux principes de la domination masculine. Bien au contraire, il s’agit d’une approche ethnologique qui permettra de se fondre dans le décor et d’insinuer dans la tête de l’adversaire l’idée que oui, nous avons nous aussi en notre possession les deux attributs qui en font (en son sens) un être supérieur.

Bien évidemment porter ses couilles ne veut pas nécessairement dire se gratter nonchalamment l’entre jambes ou encore se laisser pousser les poils des aissellesLes réalisateurs de la série « Je n’ai jamais su dire non » ont parfaitement compris le concept, en élaborant la théorie des « psychoballs » ici, c’est la même chose, des couilles mesdames, des couilles mentales. Venons-en grâce à ce petit intermède à la  leçon numéro 2.

2 – Vous n’êtes pas un objet… Mais votre corps domine la situation.

L’un de vos plus gros atouts c’est evidemment votre corps, vos fesses, qu’elles soient grosses, rondes, plates, ou petites, et bien sûres l’argument suprême face à un mâle, vos seins.  N’oubliez pas, il est avec vous, donc il doit aimer vos formes. L’important maintenant est de conserver la mise en valeur de vos atouts pour le maintenir à genoux. Restez féminine, séduisez, faîtes-vous désirer. Vous êtes seule maître de votre destin, capitaine de votre âme, faites-le comprendre. Qui plus est, vous êtes quand même super sexy dans cette petite robe moulante. Vous vous aimez, vous en avez tous les droits, et si vous avez quelques talents cachés de contorsion, vous pourrez même passer quelques heures à vous mater. Ceci, entendez-le bien, ne fera jamais de mal à votre égo.  Pour expliquer tout cela par quelques exemples concrets, disons que vous êtes tranquillement allongée sur votre lit avec un livre, au lieu de lire en jogging avec un tee-shirt informe comme vous avez l’habitude de le faire, enfilez votre dernier string et accompagnez le d’un haut qui veut dire «  et là tu bandes ? ». Bien sûr l’important est d’avoir l’air le plus naturel possible ! Comme si vous étiez bonne dans n’importe quelle situation. N’hésitez pas, de ce fait, à lui lancer le regard le plus innocent du monde quand il s’approchera de vous. Résultats garantis, vous obtiendrez tout ce que vous voudrez de lui.

Cependant, si vous vous trouvez encore plus bonne dans le dernier jogging d’Adidas, vous pouvez tout aussi bien en arborer fièrement les couleurs. Quiconque vous ferait le moindre commentaire désobligeant sur le confort d’un vêtement qui ne se confonde pas avec un collant Spandex mérite de manger un membre de son corps. Par le nez.

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Chérie… Tu te rappelles de ce jolie bracelet que je voulais ?

3 – Attention tout de même à votre dignité.

Les conseils précédents sont à appliquer si vous avez déjà trouvé votre animal. Ce n’est pas parce-que vous avez mis ce que votre mère vous a offert en valeur en vous trémoussant devant une tripotée de mâles en manque, mal d’amour que vous ne pouvez pas rentrer seule. Assumez-vous. Si tous ceux que vous avez en face de vous sont des connards qui ne cherchent qu’à se servir de vous et que vous en avez assez du walk of shame du lendemain matin, rentrez seule et regardez Harry Potter 4. Si vous êtes encore un peu éméchée, c’est d’autant plus rigolo.

Après, si vous vous sentez l’envie de combler un désir pulsionnel avec un parfait inconnu qu’à cela ne tienne, c’est votre choix, personne ne vous jugera.  Nous ne sommes pas des salopes. Nous avons les mêmes besoins que tout le monde et celui qui vous dira le contraire mérite le même sort qu’Evander Holyfield.

Mais revenons à nos moutons, si suite à ce coup d’un soir vous vous retrouvez bon gré mal gré entraînée dans une aventure de plusieurs soirs et que  vous tombez amoureuse vous croquez la vie à pleines dents (et que la vie hein, ou des pommes, mais c’est tout), vous aussi mesdemoiselles rejoignez-nous dans cette fantastique quête du dressage.

4- Les « concessions »

Remettez donc l’histoire de votre grosse paire sur la table de temps en temps, et commencez par faire de petites concessions, des cadeaux en somme. Mais attention : ne dépensez pas votre argent. Vous pourrez par exemple, en soirée, après quelques rechignements face à la partie adverse qui tente désespérément de boire dans votre verre, admettre qu’après tout il peut bien subtiliser une gorgée de temps à autre. De cette façon, il pensera que malgré votre réticence, vous ne souhaitez qu’une chose : son bonheur L’astuce réside donc, avant que qui que ce soit vous demande un quelconque service, dans le fait de mettre en avant votre engouement et votre bonne volonté.

5- Le conditionnement

Vous n’avez sans doute jamais entendu parler de Pavlov ou Skinner, mais pourtant ces deux hommes ont révolutionné les techniques de dressage avec leurs concepts de punitions et de récompenses. Prenons un exemple simple, votre mec vient de faire la vaisselle, vous pourriez vous dire, « bah heureusement qu’il l’a faite cette putain de vaisselle », et ne rien relever car oui, c’est normal. Mais en vérité si vous voulez qu’il réitère cette action, félicitez le, dites-lui qu’il est  le petit copain le plus génial du monde. Et faites-le à chaque fois qu’il fera quelque chose de bien. Oui ça peut paraitre stupide mais il est scientifiquement prouvé que nous sommes réceptifs aux remerciements. Et à l’inverse n’hésitez pas à le punir lorsqu’il vous déçoit, pas avec une pichenette sur le nez comme on le fera avec un cleps, il faut taper plus fort et en même temps plus « subtilement », une grève du sexe par exemple. Oui, on applique ces techniques avec les animaux mais n’oubliez pas que nous en sommes nous aussi.

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T’as été un gros vilain…

6-  Un petit pas pour l’humanité, un grand pas pour votre confort.

Une fois que vous aurez instauré une relation d’entraide et de partage, permettez-vous de demander de petits services. Prenons par exemple : « Oh tiens, regarde, je suis allongée comme une loque dans ton lit depuis ce matin, je ne me suis pas lavée, j’ai des chips sur le torse, je porte ton t-shirt, et mon téléphone est resté de l’autre côté de la pièce, ça te dérangerait de mettre ta vie sur pause pour me l’apporter s’il te plaît ? … Et j’ai soif, accessoirement.»Mettez-y tout de même les formes, il est important pour un homme qu’il ait le contrôle, ou du moins qu’il pense l’avoir. Ne le traitez pas en esclave mais faites passer ce service comme quelque choses d’extrêmement gentil qu’il pourrait faire pour vous.

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J’ai soif. Apporte-moi un verre mon chaton.

Maintenant finis les subtilités, on passe à la grosse fourberie.

7- L’art de la manipulation, ou stratégie militaire du chantage affectif.

Arrivé à ce stade du dressage, votre mâle vous aime, pour lui vous êtes la femme parfaite et pour rien au monde il ne souhaitera vous blesser. C’est pour ça qu’à ce niveau, à chaque fois qu’il rechignera à faire une tache ou qu’il dévoilera un trait de caractère qui vous exaspérera comme un certain flegme ou encore qu’il ne s’épanchera pas en compliments devant votre beauté quand vous en avez envie, vous pourrez le faire CULPABILISER. Ayez l’air triste, ayez l’air mal. Donnez tout ce que vous pouvez c’est le moment de ce lâcher, « T’as vu comment tu me traites ? » « Tout ce que je fais pour nous, et ça en retour, mais c’est pathétique …. » allez-y franco ! Une fois qu’il se sentira bien comme une merde, ne vous inquiétez pas, vous aurez ce que vous voulez. Et si par mégarde certain ce montre belliqueux, changez de stratégie, énervez-vous un peu puis répandez-vous en excuses avec l’argument fatale du « Si je suis aussi chiante c’est parce que j’ai mes règles, vraiment j’en peux plus… » Blablabla sortez les violons. Il vous prendra en pitié et vous aurez le même résultat que si la première étape avait marché.

Dans les cas extrêmes, si vraiment, la partie adverse montre de la résistance il y a la solution ultime (ou étape trois) de la menace. Si les deux premières étapes échouent, cette étape permettra de laisser s’exprimer vos talents d’actrice. Attention cette technique est à utiliser en dernier recours si vraiment vous êtes en position de faiblesse. Commencez par inspirer un bon coup, et rassemblez vos affaires: vous partez. Prenez votre temps, essuyez vos yeux à plusieurs reprises, reniflez: bref, ne lésinez pas sur les moyens. Vous devez paraître triste, épuisée, au bout du rouleau. Enfermez-vous quelques minutes dans la salle de bain si nécessaire, mouchez-vous, tapez contre un mur si vous n’avez pas eu l’occasion d’assouvir vos pulsions SM lors du premier combat. Pendant le temps où vous effectuez une performance digne de Marion Cottillard dans The Immigrant, l’intéressé va avoir l’espace pour souffler, retrouver la raison et finalement vous supplier de rester, mettant de côté sa virilité préalablement mise à mal. Sauf si vous êtes un mauvais coup, mais là encore, on ne peut plus rien pour vous.

8 – Et ainsi parlait le gain d’un travail acharné

« Mais où nous mènent donc ces heures de rangement, de services rendus à la personne, de stratagèmes dignes de ceux des Lanister« , me direz-vous ? La consécration arrivera, mes chères padawans. Et ceci lorsque l’intéressé vous répondra à une énième demande sans queue ni tête, avec un taux d’alcool dans le sang frôlant les 2g/L : « C’est parce-que je suis un soumis, c’est ça ?! ».

C’est à ce moment précis que vous pourrez déposer devant ses yeux ébahis, à grand renfort de sourire chaleureux, sa feu paire de testicules enfermée dans un sac en plastique réfrigérant, ceux avec les petits zips vous savez, c’est pour l’effet.

Sur ceux, chères compatriotes, nous venons toutes deux de révéler à nos chers compagnons ce qu’ils endurent sans le savoir depuis un moment, bien que ça ait marché jusqu’ici je pense qu’à partir d’ aujourd’hui nous devrons revoir nos stratégies, mais c’est l’une des capacités principales de la femme, se réinventer chaque jour, toujours plus de manipulation. Toujours. En espérant que ces conseils vous soient utiles.

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Bien à vous M & L.